
Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations, tous les quatre demi-finalistes sont dirigés par des techniciens africains, illustrant une progression significative de l’expertise locale sur le continent. Cette 35è édition restera donc dans les annales pour sa mise en lumière des entraîneurs locaux.
Ancien international marocain et héros du parcours historique au Mondial 2022, Walid Regragui a transformé son équipe avec une organisation solide, une discipline tactique et une confiance collective, menant le Maroc à une victoire convaincante 2-0 contre le Cameroun en quart de finale. À domicile, Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas marocains, a été l’un des principaux artisans de la qualification en demi-finales.

Figure légendaire du football égyptien, Hossam Hassan, a guidé l’Égypte jusqu’au dernier carré, renforçant l’idée que les entraîneurs formés sur le continent peuvent rivaliser au plus haut niveau.

Le Sénégal est mené par Pape Thiaw, qui assure une continuité après le succès sénégalais au plan continental, et Eric Chelle, à la tête du Nigéria, apporte une combinaison d’expérience africaine et d’adaptations tactiques modernes à son équipe.

Cette prédominance des entraîneurs africains ne symbolise pas seulement une compétence technique, mais aussi une compréhension profonde des défis culturels et sportifs propres au jeu africain. La CAN 2025 pourrait ainsi marquer un tournant dans la valorisation des entraîneurs locaux, renforçant leur rôle dans l’avenir du football continental.
