
Le paradoxe du profil Un : « bureaucrate » de retour sur le terrain
Le choix met en lumière une contradiction flagrante avec les promesses initiales de la FEMAFOOT.
- Une bombe à retardement managériale confirmée
Avec ce casting précis, les risques identifiés sont décuplés :
- L’absence de synergie technique : Da Silva (novice en Afrique, cherchant à imposer ses idées) va devoir collaborer avec un adjoint (Dramé) qui a ses propres réseaux, une légitimité locale historique, mais des méthodes potentiellement datées après 4 ans de bureaucratie. S’ils ne sont pas d’accord sur un choix tactique, vers qui les joueurs vont-ils se tourner ? Le risque de clanisme est immense.
- Le « sélectionneur en salle d’attente » : Djibril Dramé incarne parfaitement ce rôle. Si les Aigles trébuchent lors de leurs premiers matchs, la FEMAFOOT aura l’excuse parfaite : « Da Silva n’a pas su s’adapter, mais heureusement, nous avons un homme d’expérience déjà sous contrat pour assurer l’intérim. » Da Silva sert de fusible, Dramé de solution de repli préméditée.
- Synthèse
Le communiqué tente d’habiller cette décision de mots vertueux (« encadrement technique compétent, complémentaire et pleinement engagé »). Dans les faits, la FEMAFOOT a fait primer la diplomatie institutionnelle sur la cohérence sportive.
Au lieu de construire une équipe technique soudée par une vision commune (la règle d’or du management moderne), la fédération a créé un attelage artificiel. C’est une stratégie de « sauvegarde politique » qui protège les dirigeants, mais qui expose dangereusement l’équipe nationale à des dysfonctionnements internes dès la première crise de résultats.
Dr SDK
