
Le parquet marocain est monté au créneau pour démentir les accusations formulées par Me Patrick Kabou, avocat des 18 ressortissants sénégalais poursuivis à la suite d’actes de hooliganisme commis en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (CAN 2025).Dans une mise au point officielle, les autorités judiciaires contestent fermement toute irrégularité dans la gestion de ce dossier sensible, affirmant que la procédure s’est déroulée dans le strict respect des garanties prévues par la loi.
Aucun retard injustifié
Contrairement aux déclarations faisant état d’un traitement tardif du dossier, le parquet « dément catégoriquement toute allégation de retard non justifié ». Selon la même source, les délais observés correspondent aux exigences procédurales normales et aux demandes formulées par les parties concernées.Des conditions de détention conformesLes autorités réfutent également les rumeurs faisant état de mauvaises conditions de détention et d’une supposée grève de la faim. « Les détenus reçoivent leurs repas de manière régulière », assure le parquet, qualifiant d’« infondées » les informations relayées à ce sujet.
Des reports d’audience à la demande des prévenus
S’agissant des renvois d’audience, le parquet précise qu’ils ont été accordés à la demande des prévenus eux-mêmes. Ces reports visaient à leur permettre de préparer convenablement leur défense et d’assurer la présence effective de leurs avocats.Un avocat inscrit à un barreau en France a d’ailleurs assisté à l’une des audiences.
Toutefois, l’absence de bureau de consultation au Maroc, combinée à la volonté des prévenus d’être jugés en présence de leurs conseils, a conduit le tribunal à renvoyer l’affaire au 12 février 2026.
Traduction et assistance linguistique garanties.
Le tribunal affirme avoir mis à disposition un interprète assermenté en langue française, langue maîtrisée par l’ensemble des prévenus. En outre, un traducteur en wolof a été mobilisé en concertation avec le consul adjoint du Sénégal au Maroc afin de garantir la parfaite compréhension des débats. Les autorités rappellent par ailleurs que la loi n’exige pas la présence d’un interprète au stade de l’enquête préliminaire lorsque l’officier de police judiciaire comprend la langue de l’intéressé, à condition que les procès-verbaux soient lus et expliqués aux personnes concernées.
Une affaire sous haute attention
Cette affaire, survenue dans le contexte très médiatisé de la finale de la CAN 2025, continue de susciter une vive attention au Sénégal comme au Maroc. Les autorités judiciaires marocaines affirment pour leur part que la procédure suit son cours « dans le respect strict des droits de la défense et des règles en vigueur ».
